Eric Tistounet

Je viens d’achever la lecture de « l’Apocalypse de Jonathan », un ouvrage puissant écrit au scalpel par Samuel Dock. Ce texte sortira sous peu aux éditions Le Manuscrit.

Un bréviaire essentiel et indispensable, pour comprendre les dérives d’une jeunesse perdue dans une société qui elle-même s’est égarée. S’y cotoyent des personnages attachants mais révoltés, un narrateur dérouté et déroutant le tout dans une ambiance poignante cernée au plus près et portée par un langage riche et incisif pour un sujet complexe et probablement insaisissable. Un zeste de Lautréamont, une once de Joyce, un poil de Dostoïevski, une pincée d’Eston Ellis, une nuance de McInerney, peut-être un affleurement d’Apocalypse de Saint Jean mais surtout une forte et massive présence d’un auteur à découvrir qui nous fait sombrer corps et âme dans la réalité décalée d’un narrateur sans repère en proie à ses démons et ceux d’une société qui s’est perdue. On ne sort pas d’une telle lecture intact, et c’est tant mieux.

Eric Tistounet,

L’article original est ici.

Publicités

Les commentaires sont fermés.