Praxis 74, travail social et psychanalyse : un bon livre sur la psychanalyse.

Merci à Serge Didelet. L’article est ici

 Je suis immergé depuis deux jours dans la lecture du dernier livre de Samuel Dock, et cette lecture, tout sauf soporifique, m’a stimulé au point d’en avoir le désir d’en dire quelque chose. Je précise que si je n’avais pas aimé ce livre, je n’en dirais rien, je ne suis pas de ceux qui tirent sur le pianiste…si le pianiste est sincère.            Outre l’introduction – qui m’a beaucoup touché tant nous partageons certaines convictions – ce livre m’est apparu comme un Abécédaire de métapsychologie freudo-lacanienne. Il s’agit d’un bon « balayage » des concepts les plus utiles en psychanalyse ; hormis ces manques : aliénation, privation, frustration, acting-out et passage à l’acte, idéologie, introjection, dissociation, objet @, topique et persona.

L’auteur connait certainement les raisons de cette incomplétude, il a du faire des choix, car il est vrai que c’est déjà un gros livre. Ainsi, ce livre, comme toute production humaine – une sublimation réussie – est manquant, ce qui n’est guère étonnant pour un livre qui traite de la psychanalyse. Enfin, ce livre est bien écrit, c’est du français bien châtié, pas de la langue de boa, ni de la novlangue, c’est attrayant, vivant ; accessible sans déraper dans la vulgarisation, rigoureux sans jargonner, il explicite avec clarté des concepts parfois difficiles, il y a du style, c’est une belle écriture et je m’y connais.

Aucun obscurantisme : certains psychanalystes qui sévissent sur les réseaux sociaux ou ailleurs feraient bien d’en prendre de la graine et, dans leur adresse à l’autre, s’affranchir de leur logomachie. Durant toute l’écriture de son livre, Samuel Dock a dû penser empathiquement à son lectorat en prenant garde à la lisibilité de son livre. Je suis content de l’avoir acquis, et je sais dès lors que cet ouvrage va avoir pour moi un statut un peu particulier. Je vais le garder quelques mois à portée de main, sur ma table de travail, parce que j’aurai le désir de m’y référer : en psychanalyse, je serai un éternel débutant vérifiant le bien fondé clinique de ses concepts. Merci donc pour ce livre intelligent qui fait du bien à la psychanalyse ; laquelle en a bien besoin, dans ce climat de chasse aux sorcières, d’inquisition, et de refus de l’intelligence.

Un bon livre, cet éloge indocile et instituant ; un livre qui dis « je »…

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